50e congrès annuel du CCDI

 Remettre le droit international sur les rails?

du 20 au 22 octobre 2021
(Congrès virtuel)

Conférencier/ières d'honneur

Adelle Blackett
McGill Law
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Anthea Roberts
Australian National University


Photo: Kym Smith

Marc-André Blanchard
CDPQ Mondial

Le programme et les renseignements
sur les inscriptions suivront bientôt.

Nous sommes ravis d’accueillir trois réputés membres de la communauté juridique internationale en tant que conférenciers/ières d'honneur – Adelle Blackett de la faculté de droit de l’Université McGill, Anthea Roberts de l’Australian National University et Marc-André Blanchard, ancien ambassadeur du Canada aux Nations Unies – et de présenter plus de 20 panels en anglais et en français.

 

Ces discussions d’experts aborderont la manière dont le droit international peut être à la hauteur de son potentiel pour relever les défis de la décennie, de la pandémie de la COVID-19 au virage numérique, en passant par la crise climatique. Le congrès comprendra également un panel sur les carrières en droit international, et le comité organisateur étudie la possibilité de présenter des activités de réseautage en personne à divers endroits au Canada en parallèle au congrès.

Thème  : « Remettre le droit international sur les rails? »

La dernière décennie a été éprouvante pour le droit international. De grandes puissances ont fait preuve d’un appétit inattendu pour l’expansion territoriale et ont intensifié leur hostilité envers la résolution de différends internationaux. Suivant des bouleversements populistes, de nombreux gouvernements se sont repliés sur eux-mêmes et ont négligé leurs obligations internationales sur des questions variant de la situation des réfugiés jusqu’au climat. La pandémie du coronavirus et les rivalités économiques et stratégiques toujours grandissantes ont remis en question la durabilité de l’ordre économique international, la volonté d’autonomie et les préoccupations en matière de sécurité nationale l’emportant de plus en plus sur les avantages de l’intégration internationale. Et pourtant, la communauté internationale s’est une fois de plus montrée incapable de protéger les populations de souffrances innommables, qu’elles prennent la forme d’attaques aveugles, de famines ou d’internements massifs.

Le droit international en tant que discipline a également été confronté à des appels au renouveau émanant de différentes voix : les peuples autochtones, les ONG et autres entités infranationales et non étatiques façonnent de plus en plus l’évolution du droit international. Aussi, les mouvements sociaux qui dénoncent la discrimination fondée sur l’identité de genre, la race et autres facteurs dans nos sociétés ont également braqué les projecteurs sur les hiérarchies et les préjugés de la profession juridique internationale elle-même.

 

Si nous voulons que les années 2020 soient l’occasion de remettre le droit international sur les rails, nous devons tirer des leçons de la dernière décennie. Devons-nous essayer de retrouver nos repères pour pouvoir poursuivre nos objectifs du passé? Ou bien avons-nous irrémédiablement dérapé, de sorte que nous devons maintenant tracer une voie entièrement nouvelle? Le congrès annuel du Conseil canadien de droit international de 2021 se voudra une tribune pour des débats francs et ouverts sur ces questions qui évoluent dans les divers secteurs du droit international public et privé.

 

En cette 50e édition de son congrès annuel, le Conseil canadien de droit international (CCDI) invite les décideurs, les praticiens, les universitaires et les étudiants du domaine du droit international à réfléchir à une question fondamentale : convient-il de remettre le droit international sur les rails, et si oui, comment? Voici quelques exemples de questions à examiner :
 

  • Des virages; politiques, sociaux, économiques ou autres ont-ils fait dérailler le développement du droit international à long terme?
     

  • La structure du droit international aide-t-elle ce dernier à s’adapter, ou nuit-elle plutôt à sa capacité d’adaptation? Comment cette structure pourrait-elle être adaptée pour mieux atteindre les objectifs du droit international?
     

  • L’infrastructure institutionnelle du droit international devrait-elle être repensée pour tenir compte des nouvelles voix et relever les défis sociaux d’aujourd’hui?
     

  • Quels sujets participent au façonnement et à l’évolution du droit international? Le droit international devrait-il accommoder de nouveaux sujets?
     

  • Des innovations au niveau régional ou bilatéral ou l’action de villes, de gouvernements infranationaux et de l’industrie pourraient-elles faire progresser le droit international?