Prix du CCDI pour un juriste du secteur public

En reconnaissance des services ou la contribution considérable d’un juriste du secteur public dans le domaine du droit international.

Ce prix non monétaire reconnaît les services ou la contribution considérable d’un juriste du secteur public dans le domaine du droit international. Le récipiendaire devra avoir accru de façon significative la compréhension et le respect du droit international au sein du secteur public.

Critères d’admissibilité

Ce prix s’adresse aux juristes œuvrant ou ayant œuvré dans le secteur public (c.-à-d., les juristes travaillant pour le gouvernement fédéral, pour un gouvernement provincial ou territorial, une société d’État, un bureau d’aide juridique ou un autre organisme gouvernemental).  Aucun prix posthume ne sera décerné.

 

Processus de candidature

On peut proposer la candidature d’une personne ou sa propre candidature auprès du Comité des prix nommé par le Conseil d’administration du CCDI, à la suite d’une lettre d’appel. Les candidatures des années précédentes peuvent aussi être réexaminées.

Les membres du Conseil d’administration du CCDI peuvent eux aussi faire des propositions de candidature. Toutes les candidatures seront examinées par le Comité des prix, qui présentera sa recommandation au Conseil d’administration du CCDI pour décision par le Comité.

La proposition de candidature peut prendre la forme d’une lettre ou d’un courriel et doit présenter les services ou la contribution considérable d’un juriste oeuvrant ou ayant oeuvré dans le secteur public dans le domaine du droit international.  La candidature doit comprendre trois lettres de soutien au candidat, ne dépassant pas trois pages chacune. Alternativement, une lettre de 3 pages maximum peut être fournie à l'appui d'un candidat si elle est signée par un minimum de 3 nominateurs.  

La proposition de candidature doit être acheminée par la poste au 275 rue Bay, Ottawa, Ontario, K1R 5Z5, Canada; ou par courriel à l’adresse suivante: ccil-ccdi@intertaskconferences.com

Lauréate de 2020:  Colleen Swords
 
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Colleen Swords

Colleen Swords, maintenant à la retraite, a été une pionnière en tant qu’avocate et diplomate à Affaires mondiales Canada (AMC), où sa brillante carrière s’est étendue sur 29 ans.

 

Son poste le plus important à AMC a été celui de sous-ministre adjointe à la Direction de la sécurité internationale (2006 à 2009), mais beaucoup de membres du CCDI la connaissent mieux en tant que conseillère juridique du Canada (2002 à 2005). À ce titre, elle a été l’agent du Canada à la Cour internationale de Justice dans l’affaire sur la légalité du recours à la force. Colleen Swords a en outre contribué à l’obtention de la ratification par le Canada de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer en 2003. Elle a également été connue pour sa défense de la position du Canada concernant la Cour pénale internationale (CPI) alors naissante.

 

Les formidables compétences juridiques et analytiques de Mme Swords lui ont permis d’assumer rapidement des responsabilités toujours plus importantes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Bureau juridique. Outre son rôle de conseillère juridique, elle a occupé au sein du Bureau juridique d’AMC les fonctions de conseillère juridique responsable des droits de la personne, du droit humanitaire et des questions de paix et de sécurité, de directrice de la division du droit économique et commercial, et de conseillère juridique adjointe. Toujours au Bureau juridique, elle a représenté le Canada dans diverses procédures de règlement de différends dans le cadre de l’ALENA, de l’Accord de libre-échange canado-américain et de l’Organisation mondiale du commerce. Mme Swords a mis à profit ses compétences juridiques et diplomatiques considérables dans le cadre de ses affectations à l’étranger, notamment en tant qu’ambassadrice du Canada aux Pays-Bas et représentante permanente auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Dans ce rôle, elle a beaucoup travaillé sur des questions de justice pénale internationale, notamment en représentant le Canada à l’Assemblée des États parties à la Cour pénale internationale qui en était à ses tout débuts. Elle a également été haute-commissaire du Canada à la Barbade et dans les Caraïbes orientales et a été affectée à Washington, en Thaïlande et en Tanzanie.

 

Poursuivant sa carrière, Mme Swords a été sous-ministre déléguée puis sous-ministre à Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC, selon le nom à l’époque), et enfin, sous-ministre à Patrimoine canadien.

 

Mme Swords a souvent brisé le plafond de verre pour les femmes en droit et en affaires étrangères, ayant également été mentor auprès de jeunes avocates afin qu’elles puissent suivre ses traces. Elle a été la première – et jusqu’ici, la seule – femme conseillère juridique au Canada.

 

Nous félicitons Colleen Swords et la remercions d’avoir considérablement amélioré nos connaissances et notre appréciation du droit international dans le secteur public.

Récipiendaires antérieurs